Construction d'une salle de diffusion culturelle

Culture  -  Aubière [63]

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© images Asylum & MTa

Maître d’ouvrage : Clermont Auvergne Métropole (63)

Coût : 2 620 000€ HT (estimation concours)

Année : 2018

SdP : 1284 m²

Mission : concours

Scénographie: CLE MILLET INTERNATIONAL (75)

Economiste : CS2N (63)

BET structure béton: ITC (69)

BET structure bois: SYLVA CONSEIL (63)

BET fluides: AUVERGNE ENERGIE SOLUTIONS (63)

Acoustique :  SALTO INGENIERIE (63)

PROGRAMME

Construction d'une salle de diffusion culturelle.

DÉMARCHE

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> EN CREANT "UNE NOUVELLE LISIERE ET ENTREE" POUR LE GRAND PARC DE L'ARTIERE

Le projet doit être à l’échelle du morceau de territoire qu’il intègre et qu’il va contribuer à structurer. Ainsi, le projet doit à la fois constituer une sorte de porte, de nouvelle entrée dans le grand parc de l’Artière en continuité du parc Franck Bayle. Notre site est la frange exacte de ce parc « maraîcher » en friche et du parc sportif du complexe Paul Bourzac. L’implantation de l’équipement se glisse par ailleurs hors des limites inondables et des limites inconstructibles de la ligne très haute tension à l’ouest du site. 

Nous concevons donc l’équipement comme la lisière des aires arborées existantes avec le terrain de rugby. Une lisière que nous allons renforcer, replanter, retailler, étendre donc et qui va être pour partie la façade de l’équipement au nord comme au sud, comme à l’ouest ou à l’est. Un « bâtiment lisière », poreux, qui dessine et génère une limite qui laisse penser que l’on peut la traverser… un « bâtiment paysage » qui à l’ouest, par un parvis se transformant en chemin, marque le seuil de ce grand parc, et qui entremêle des espaces paysagers plantés avec des espaces enveloppés d’une peau qui paraît translucide même si souvent elle ne l’est pas, et parfois qui est transparente…

> EN GLISSANT UN "EDIFICE FILTRE" OU LUMIERE ET PAYSAGE S'INSCRIVENT ENTRE SES LIGNES

Ainsi, nous proposons un édifice filtre composé d’un jeu de lignes horizontales en dégradé qui génère donc l’effet de lisière. Les lignes sont espacées et fines proches du sol puis s’amplifient en changeant d’angle pour assurer tout à la fois une protection solaire solide et fixe, une clôture pour protéger les jardins patio de l’équipement, puis un bardage pour habiller l’émergence de la grande salle et de sa cage de scène. Tout est filtre : les lignes d’argent qui reflètent la lumière, le ciel, le paysage comme une sorte de caméléon, les murs rideaux en verre transparent quand cela est nécessaire ou en polycarbonate blanc avec effet translucide…

Entre les lignes, faites en métal et de teinte argentée, la lumière se glisse et le regard découvre le paysage intérieur de cette lisière autant bâtie que paysagère.

> EN OFFRANT UNE PROMENADE-GALERIE RYTHMEE PAR LES ACTIVITES ET LES PATIOS VERGERS

En fait on ne sait pas très bien quand on est dedans ou dehors… la limite est floue elle aussi mais bien réelle et maîtrisée. Depuis l’extérieur et l’arrivée du parking, le projet s’adosse entièrement sur le chemin existant qui est alors l’alter égo de la promenade Amédée Cotte de l’autre côté du parc et de la rive de l’Artière.

Cette galerie linéaire permet de susciter des rencontres public-artistes en exploitant également les salles qu’elle dessert. Ainsi la position de la fonction catering est volontairement dissociée des loges afin d’assurer des conditions d’échanges aujourd’hui très demandées car plus confortables et mieux maîtrisées du côté public.

Cette promenade intérieure, qui offrira une façade très attractive et partiellement transparente au nord côté Avenue Charles de Gaulle, est rythmée par les jardins-patios, traités en verger qui viennent s’intercaler entre les lieux d’activités. A l’intérieur du bâtiment le paysage est présent et la transparence est totale au niveau des patios, que l’on soit dehors ou dedans on peut traverser du regard toute l’épaisseur du bâtiment… La galerie pourra être aussi le lieu d’exposition par la présence des murs d’accrochages. Chaque lieu peut être mis en relation directe et avoir une certaine polyvalence en fonction des événements… Le dispositif assure beaucoup de possibilités et de mutualisation. C’est un véritable outil flexible et adaptable…

A l’intérieur les matériaux sont solides, pérennes et résistants à des usages intensifs : l’ensemble de l’ossature et des blocs intérieurs et sols sont en béton brut avec vernis de protection ou traitement quartz, ainsi que certains plafonds.

Construire le nouvel équipement communautaire de proximité d’Aubière lieu de diffusion culturelle, susceptible d’accueillir à sa suite l’école de musique, c’est peut-être avant tout, être précautionneux avec ce qui est là… notamment s’appuyer sur le rectiligne chemin existant et très pratiqué… jouer avec les masses arborées parfois fruitières traces de l’activité agricole et maraîchère… être sensible aux espaces de clairières ou ouverts des prairies… respecter les espaces clôturés végétalisés et poreux au regard des potagers…

 

Alors comment densifier sans fabriquer une masse inopportune, sans établir un mur ou une coupure… comment explorer l’hybridation entre nature et architecture, entre végétation et construction, entre activités culturelles et sportives… comment poser un système constructif et paysager qui appellera à se prolonger pour créer l’école de musique… comment faire ici un lieu unique de diffusion artistique et culturelle ouvert et attractif…

 

Tels sont les enjeux auxquels nous pensons répondre avec ce projet …

Mais alors comment faire…

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