Aménagement et rénovation du complexe

sportif Philippe Marcombes

Concours de maitrise d’œuvre - Clermont-Ferrand [63]

Maître d’ouvrage : Ville de Clermont-Ferrand

coût : 20 460 000€ HT (estimation concours)

année : 2016

surface : 28 618 m²

mission : concours

Paysagiste : TOPOTEK 1 Berlin (All.)

Economiste : CS2N Clermont-Ferrand (63)

BET Structure : EGIS, Clermont-Ferrand (63)

BET Structure bois : Arborescence,  (73)

BET Fluides : EGIS, Clermont-Ferrand (63)

BET Hydraulique : EGIS, Clermont-Ferrand (63)

BET Acoustique : Echologos Auvergne (63)

BET Sols sportifs : LABOSPORT (72)

Faire de la rénovation complexe du Stade Philippe Marcombes une aventure urbaine, sportive et écologique majeure pour Clermont-Ferrand…

en innovant dans la relation Ville-Architecture-Nature… en rayonnant positivement sur ses habitants, pratiquants et bien au-delà encore... Mais alors comment ?...

1>  en créant un grand parc ouvert belvédère sur la ville et le grand paysage des Puys…

Plus grand que le tout proche Jardin Lecoq, le nouveau parc Philippe Marcombes appartient à une chaîne d’espaces et d’équipements publics majeurs de Clermont-Ferrand. Parc, il est pour nous de fait une magnifique respiration dans la ville. Ainsi, aucune construction dense ou élevée ne vient occuper les douces pentes qui nous mènent du haut du parc vers le bas du talweg et le niveau de la rue Poncillon. Les limites visuelles tombent où les grilles - parfois posées sur des murets qui serviront de digue en cas d’inondation - filtrent très subtilement des vues larges et traversantes. Les continuités physiques et la fluidité des promenades sont totales depuis chaque entrée largement accueillante et positionnée au 4 angles du parc. Ici on respire pour sa santé, ses efforts ou son plaisir au pied des arbres… Les voisins profitent alors du parc. Partout et pour tous des panoramas se créent dans ce parc belvédère aux lignes dynamiques des murs de soutènement qui accompagnent l’arrivée de la chaîne de puys dans la ville…… Puis alors…

2>  en offrant une « grande prairie » centrale, un « archipel d’îles playgrounds » et une « Canopée » protectrice pour jouer et se rencontrer…

Au cœur de cette respiration urbaine, on trouve la « grande prairie » du stade proprement dit, pour l’Athlétisme, le Foot et le Rugby ; avec sa tribune majestueuse pensée comme le spectre de l’ancienne en échos à la mémoire du lieu. Le parc belvédère s’enroule littéralement autour de cette prairie, en formant des pentes larges, douces et accessibles (PMR) qui desservent un véritable « archipel d’îles » formé par tous les playgrounds du parc. Chaque île a son thème de jeu. On se glisse entre des voiles de grilles pour entrer dans les îles de pratiques sportives libres et on pousse un petit portillon pour entrer dans les aires de jeux pour enfants… Elles s’ancrent plus ou moins dans la Terre, ce qui forme par ailleurs des écrans acoustiques. Depuis la promenade du parc, de multiples perceptions des îles s’offrent à nous pour profiter du spectacle du sport et où 4 parcours thématisés sont proposés pour le jogging… La couverture de la tribune quant à elle se prolonge en une « Canopée » protectrice abritant tous les programmes bâtis. Ils sont tous là, avec en vitrine sur l’avenue de la Libération les grandes salles de sport, les tennis couverts du Pôle Tennis, les Ateliers dissimulés sous les grandes salles. Les bureaux de la DSL ou de la Ligue surplombent les tribunes avec panorama sur la Prairie, le parc et la ville… Cette Canopée protège un forum ouvert qui donne accès à toutes les activités en salles ou services, avec une grande lisibilité depuis le grand parvis d’entrée rue Albert Thomas, à l’angle de l’avenue de la Libération…… Et enfin dernier point…

 

3>  en innovant pour la transition écologique de la Ville, où l’architecture et le paysage hybrident nature et urbain…

Le projet est en totale adéquation et intelligence avec les exigences programmatiques ou les problématiques archéologiques, risques inondation, préservation des Ophrys Bécasse et chiroptères. Les formes, les matières, les espaces créés sont l’émanation même de ce que l’on prenait avant comme contraintes pour en faire les matrices environnementales du projet. Ici l’innovation est bien de concevoir une architecture qui s’hybride avec la nature, et le paysage avec l’urbain, en recyclant et valorisant des ressources locales comme le bois. Avec la « Canopée » qui récolte l’eau comme la lumière en pouvant (en option) la transformer en énergie couvrant les besoins électriques des bâtiments. Elle protège du soleil ou le laisse passer pour une bio-climatique agréable l’été. Elle abrite des milieux en formant nichoirs pour les chiroptères. Le parc urbain lui, parsemé de nouveaux arbres complétant les arbres iconiques du parc actuel, est structuré par des lignes de murs et murets véritables digues guides des eaux d’inondations. Gravas et bois de charpentes déposées ou d’arbres abattus seront recyclés pour le terrassement ou la réalisation de parements intérieurs… Pour au final réaliser un projet témoin voir référence de l’ère de la transition écologique des villes.

© images Asylum TOPOTEK 1 & MTa

© 2020 by MARCILLON THUILIER architectes