Création du Groupe Scolaire de Billom

Concours de maitrise d'oeuvre - Billom [63]

© images Asylum & MTa

Maître d’ouvrage : Ville de Billom (63)

coût : 3 690 000€ HT (estimation concours)

année : 2018

SdP : 1911 m²

mission : concours

BET QEB : TRIBU (69)

Economiste : CS2N (63)

BET Structure BA + VRD : ITC (63)

BET Structure Bois : Sylva Conseil (63)

BET Fluides : AES (63)

BET Cuisine : CGI (63)

ACOUSTIQUE : EXACT (69)

la 1ère ambition est «politique» avec votre volonté de faire référence, de faire école donc par l’exemplarité de la démarche, par l’exigence d’invention architecturale génératrice d’un bien commun et de valeurs à partager entre tous et pour tous... faire école c’est inventer et partager du nouveau... Le projet veut incarner cette dimension inventive tout d’abord dans sa forme même, en sortant des registres connus et des géométries habituelles. Les lignes sont dynamiques, avec des effets de mouvements dans les toitures, une relation à la topographie singulière entre accompagnement et émergence, disparition et affirmation. L’école, par sa façade sur le domaine public, annonce un caractère d’équipement, une nature publique donnée à tous et depuis le parc s'efface pratiquement ou en accompagne la nature... d’où que l’on regarde, l’école offre toujours des perceptions soignées, jamais brutales notamment par l’usage du bois, de bétons de terre (béton de site: assemblage avec des agrégats du site)... 

 

la 2ème ambition est «paysagère» avec la volonté d'accompagner une volonté de nature, de relation aux espaces verts, autrement dit faire école par la qualité de la relation, entre équipement et interface paysage... faire école c’est se diffuser et se structurer... Le projet construit alors des relations précises avec les différentes natures d'espaces publics. La limite avec le domaine public, institutionnalise l'équipement, avec une façade urbaine, digne de l'équipement qu'il représente. Puis la partie arrière du bâtiment tend à s'effacer, en privilégiant toujours davantage la nature. L'implantation, son rythme, son découpage (en ciseau) privilégie le respecter les arbres existants et la nature en place ("seulement" 12 arbres supprimés pour un bâtiment uniquement en RDC). Les toitures perceptibles depuis le plateau haut du parc sont végétalisées, le préau est "absorbé" par la cour haute, dont la toiture devient le prolongement horizontale de pratiques. les vides s'alternent avec le bâti afin de favoriser des respirations végétales, de la lumière naturelle... L'espace naturel environnant est un parcours de santé, un belvédère du paysage (grand paysage, Turlurons...), une zone de loisirs, le projet accompagne ces ambitions, en devenant lui-même parcours, espace paysager et belvédère. Depuis le plateau haut de chemin de la Croze, l'équipement devient cheminement, afin de rejoindre la piscine, le bourg ou inversement les hébergements de loisir.

 

la 3ème ambition est «écologique» avec la volonté de réaliser une opération respectueuse comme créatrice de qualités environnementales ... faire «école-ogique», forcément, c’est porter attention aux ressources, à leur préservations et à leurs bonnes utilisations, c’est construire un environnement sain et protecteur pour les enfants et les habitants... Le projet met en œuvre des matériaux renouvelables en très grande partie et écologique : le bois naturel mélèze et douglas non traité pour les bardages et les structures bois, la lumière naturelle et sa capacité d’apport calorique en orientant massivement le projet au sud-est (la protection solaire d’été est assurée par des stores à lames, sécurisant les locaux la nuit également), des patios sur jardins intérieurs éclairent et animent les circulations et certains espaces d’activités... Les bétons de terre se déploient également à l'intérieur du bâtiment, accompagnent les circulations. Les revêtements de sol sont également naturels : terre cuite (tomettes) en récupération dans les circulations, linéoléums dans les classes et caoutchouc naturel dans les sanitaires. Les eaux de ruissellement sont drainées en partie par des sols poreux et en évitant l’enrobé noir remplacé par de l’enrobé avec liant végétal donnant un aspect teinte sable... Des toitures terrasses végétalisées, avec des pièces à double orientations favorisent le bio-climatique permettant un free-cooling naturel. Les toitures, plantées ou couvertes de photovoltaïques assurent quant à elles du confort thermique, phonique et de l’apport énergétique...

 

la 4 ème ambition est «pédagogique» avec la volonté évidente que les espaces soient plus que des outils pédagogiques au service des équipes enseignantes mais aussi de véritables lieux d’apprentissage, ludiques, propices à la vie commune... faire école c’est inviter à apprendre... c’est faire que le petit enfant se repère et évolue avec bonheur, avec les autres, dans la diversité... Le projet s’organise simplement avec l’entrée principale sur le domaine public... on entre, l'ambiance ne révèle que des teintes et des matériaux naturels (tommettes au sol, bois des charpentes et des menuiseries, bétons de terre en élévation). Le projet s'organise comme une grande rue qui accompagne la déclivité, où des placettes de vestiaires accompagnent les entrées des classes. On longe des patios jardins, les salles de classes sont desservies prioritairement, les passages sont larges. Les accès de service sont spécifiques et dissociés de l'entrée enfants. La garderie est directement accessible, l'attente des parents est protégée par un grand débord de toiture ... la cour est animée au sol par des espaces plantés, elle devient un vrai parcours à l'éveil, aux alternances d'activités, le relief est exploité, mis à profit de la lucidité, de l'épanouissement et de l'apprentissage...

Faire école... c’est le mot d’ordre affiché de notre proposition pour ce nouveau groupe scolaire. Il se décline autour de 4 ambitions fondamentales...

© 2020 by MARCILLON THUILIER ARCHITECTES